Carine Salvi
L’image de l’ado occupant ses temps libres avec des jeux vidéo était juste il y a 20 ans. Aujourd’hui, le geek prépubère a vieilli – âge moyen des adeptes de jeux vidéo au Canada : 38,5 ans – mais il prend toujours plaisir à s’investir dans un universvirtuel pour remplir des missions. Il n’aime pas jouer seulement à des jeux de tir à la première personne, comme Call of Duty. Il apprécie aussi Guitar Hero, car il peut y jouer avec sa belle-mère et son enfant de neuf ans.
Selon les dernières données de l’Association canadienne du logiciel de divertissement, près d’un foyer sur deux au pays (48 %) possède au moins une console, comme la XBOX 360, la Playstation ou la Wii. Aussi, les deux tiers des joueurs sont des hommes (64 %) et l’autre tiers, des femmes (35 %).
Mais avec l’arrivée de la Wii, qui a révolutionné la façon de jouer, il ne serait pas étonnant de voir encore plus de femmes – et beaucoup de grands-mamans – donner des coups de raquette... euh... de manette... lors d’un match de tennis virtuel! Bref, les consommateurs de jeux vidéo représentent une clientèle nombreuse et beaucoup plus variée que les tenues de Lara Croft. Les annonceurs ne semblent pourtant pas voir l’arc-en-ciel d’occasions d’affaires à leur portée. Car, qui dit jeux vidéo dit aussi publicité.

